Le brouillard comme matériau d’expérimentation





J’ai choisi d’explorer le Paysage sur une zone géographique volontairement peu étendue en marge de l’idée de grand déplacement qui lui est associé. Un espace de proximité visité à l’aide d’un matériau fréquent et éphémère en ce lieu : le brouillard, utilisé comme un immense aplat blanc masquant l’expression topographique du paysage.
Du brouillard sur les sept huitième de l’image.
Le un huitième restant pour le paysage…
Pourtant, ce sont bien des photographies de paysage que nous présente Frédérique Bretin.
Ce travail débuté en 2002 nous permet en tant que spectateur de laisser notre vécu, nos préjugés de côté, et de laisser libre cours à notre imagination.



Cette série, réalisée dans l’environnement immédiat de Frédérique Bretin, pourrait avoir été faite n’importe où, tant ces paysages ont une dimension générique.

Elle parcourt à pieds l’espace.
Ce lent déplacement est propice à un cadrage rigoureux, à une observation minutieuse, à l’attente de la lumière juste, à la capture de la couleur subtile, afin de réaliser ces images qui caractérisent son travail et son regard sur le monde.






Article de presse dans Sud Ouest
